Commence par l’objectif : expliquer le produit ou transmettre le ressenti du port ?
Au moment de choisir entre ces deux méthodes, la première question est celle-ci : que veux-tu montrer à l’acheteur ? Si l’objectif est de montrer de façon neutre la structure du produit, la forme de l’épaule, le détail du col et la coupe générale, le mannequin invisible (ghost mannequin) est plus approprié. Si l’objectif est de transmettre comment le produit rend sur une personne réelle, quel type de ressenti de style il crée et comment il correspond au public cible, le mannequin virtuel passe au premier plan.
En d’autres termes, la question n’est pas “lequel est le plus moderne”, mais plutôt quel contenu sert quel objectif. Lorsque les équipes e-commerce font cette distinction, les décisions visuelles deviennent bien plus claires. Sinon, soit tu t’appuies inutilement sur des visuels sur modèle, soit le produit finit par paraître trop technique et sans âme.
Différences en termes d’opérations et de coût
Le mannequin invisible est généralement lié à un flux de production plus classique. Le vêtement doit être placé soigneusement sur le mannequin, la partie intérieure photographiée séparément, puis les deux combinées par retouche. Du côté du mannequin virtuel, une production de variations plus flexible peut être possible avec une image produit bien préparée et la bonne direction de modèle. Le mannequin virtuel offre un avantage de mise à l’échelle, surtout lorsque différents types de modèles ou différentes scènes sont impliqués.
Cependant, l’hypothèse selon laquelle ce sera toujours moins cher ou plus facile n’est pas exacte non plus. Si le type de produit rend plus difficile pour l’IA de le traiter correctement, le temps de contrôle qualité peut augmenter. C’est pourquoi le calcul réel du coût devrait être évalué non seulement au prix par production, mais aussi avec le temps de l’équipe et les besoins de révision.
Évaluation en termes de ventes et de perception de la marque
Le mannequin virtuel peut offrir une expérience plus éditoriale et plus vivante, en particulier pour les marques de mode ciblant un public plus jeune. Il est puissant pour les pages de campagne, les créatives publicitaires et les lancements de collection. L’acheteur voit en quel type de style se transforme le produit. Cela fait que le produit est perçu non seulement comme quelque chose de technique, mais comme un objet désirable.
Le mannequin invisible, quant à lui, établit un langage plus maîtrisé, plus sobre et plus orienté catalogue. Il offre une apparence plus standardisée, en particulier dans les boutiques disposant d’une très grande variété de produits. L’impact sur les ventes des deux méthodes est élevé lorsqu’elles sont utilisées au bon endroit. Le problème vient généralement de l’utilisation de la mauvaise méthode au mauvais endroit.
La meilleure solution est souvent hybride
Pour de nombreuses marques, la solution idéale n’est pas de faire un choix tranché entre mannequin invisible et mannequin virtuel. Utiliser un mannequin invisible sur la page produit et un mannequin virtuel sur le lookbook et le volet publicitaire crée une combinaison très puissante. Ainsi, l’acheteur voit à la fois la véritable forme du produit et ressent le contexte d’utilisation.
Cette approche hybride fonctionne particulièrement bien pour les marques de Turquie qui gèrent à la fois une marketplace et un site D2C. Des visuels plus sobres et explicatifs peuvent être utilisés sur la marketplace, tandis que des visuels plus riches et plus axés sur le style sont utilisés sur le site propre de la marque. Au final, la meilleure méthode est celle qui se différencie selon le canal et la catégorie.
Sources